Un revêtement n'est pas un matériau, c'est une surface. Il protège tant qu'il est intact, et il lâche aux arêtes, aux perçages et aux cordons de soudure — c'est-à-dire là où la vitesse de gaz est maximale.
Époxy à écailles de verre
La référence pour les grandes surfaces planes au-dessus du point de rosée : parois d'absorbeur, panneaux de conduit, faces extérieures de bâti. Les écailles de verre allongent le chemin de diffusion de l'eau et des chlorures et rendent le système nettement plus résistant que l'époxy simple. Épaisseur 400 à 600 µm, deux à trois couches. Il lâche aux arêtes de coupe non obturées et aux fixations avec des rondelles inadaptées.
Caoutchoutage
Le caoutchouc souple sur acier au carbone est bon marché et résiste aux acides dilués, mais il craint la température et reste mécaniquement tendre. Sur une lame de registre il est inadapté : le bord de lame est sollicité mécaniquement, la couche cède et se fait sous-attaquer. Le caoutchoutage est une solution pour parois de conduit, pas pour pièces mobiles.
Projection thermique
Les dépôts à base de nickel tiennent à la fois l'érosion et la corrosion et ont du sens sur les bords de lame, là où les revêtements s'usent. C'est cher, cela exige une préparation de surface soignée et ne se répare pas sur site — un inconvénient pour la politique de rechange.
Alliage massif
Là où tous les systèmes de surface atteignent leurs limites, reste le matériau massif : 316L, duplex 2205, alliage 20 ou 904L. Cher au kilo, mais nécessaire en peu d'endroits — bord de lame, bague de siège, traversée d'arbre.
La combinaison pratique
Bâti en acier au carbone avec époxy à écailles de verre, lames en 316L, bandes de bord en alliage massif, bague de siège inox. Cette combinaison coûte environ un tiers d'un registre tout inox et tient plus longtemps qu'une version entièrement revêtue sur la plupart des positions FGD.