Un registre se juge rarement dans son ensemble, mais par ses pièces. Voici ce que le service exige de chacune.
Bâti
Il doit tenir la section sans se déformer, porter les paliers de lame et rester stable sous pression différentielle. Sur les grandes sections, le bâti est raidi ; le raidissage est placé côté froid pour ne pas être dans le flux. Le bâti est la pièce soudée sur site : il doit donc convenir au procédé de soudage du client.
Lames
Rigidité à la température de calcul, pas à 20 °C. Stabilité sous pression différentielle. Profil aérodynamique en position ouverte. Et, sur gaz poussiéreux, un bord capable d'être raclé. Une lame droite à froid qui grippe dans son guidage à chaud est une erreur de conception, pas de fabrication.
Joints de lame
Le joint est la pièce d'usure du registre. Il doit être assez souple pour absorber les irrégularités et assez dur pour résister à la cendre. L'inox 304 ou 316L sur support souple est la référence ; sur gaz abrasif, le joint cède la place à un bord en alliage massif.
Arbre et paliers
L'arbre est dimensionné en torsion, pas en contrainte — deux degrés de torsion suffisent à empêcher une fermeture d'équerre. Les paliers sont hors du circuit de gaz, auto-alignés et graissables de l'extérieur. Un palier dans le flux est un palier qui tombe.
Étanchéité d'arbre
Le presse-étoupe est le point par lequel les fumées sortent vers l'ambiance. Il doit être resserrable, regarnissable et, sur gaz toxique, balayable. Sur les registres avec air d'étanchéité, le presse-étoupe est alimenté par le même air.
Tringlerie et actionneur
Des rotules plutôt que chapes et axes, pour éviter tout jeu. Un couple avec marge pour la poussière et le frottement du siège. Des fins de course réglés et repérés en usine.